À la suite des fortes précipitations et des orages qui ont touché plusieurs zones en Wallonie, de nombreuses communes sont confrontées à un afflux de demandes de citoyens souhaitant signaler des dégâts ou obtenir des informations sur les démarches à entreprendre.
Les administrations communales constituent souvent le premier point de contact des sinistrés. Elles sont amenées à rappeler les premiers réflexes utiles : établir un inventaire des dégâts, prendre des photos avant nettoyage, conserver les preuves disponibles et contacter rapidement son assureur.
Les communes jouent également un rôle central dans la procédure de reconnaissance d'une calamité naturelle publique. Elles disposent de 21 jours ouvrables à compter de l'événement pour introduire, si elles l'estiment justifié, une demande de reconnaissance auprès du Service régional des calamités.
L'analyse repose ensuite sur les données de l'IRM et sur des critères techniques précis : minimum 35 mm de pluie en une heure ou 70 mm en vingt-quatre heures, grêlons d'au moins 4 cm, ou vents violents dépassant 130 km/h.
À la suite des orages du 30 mai, le Centre régional de crise de Wallonie (CORTEX) a d'ailleurs entamé les démarches auprès de l'IRM afin d'évaluer le caractère exceptionnel des phénomènes observés dans les zones sinistrées. Le Service régional des calamités a annoncé qu'il prendrait contact avec les communes les plus touchées afin de les accompagner dans l'introduction éventuelle d'une demande de reconnaissance et de les informer sur les conditions d'indemnisation applicables.
Les intempéries ont également eu des conséquences sur la distribution et, dans certains cas, sur la qualité de l'eau dans plusieurs communes. Les distributeurs concernés travaillent en coordination avec les autorités locales afin de rétablir la situation et de mettre en place, lorsque cela s'avère nécessaire, des solutions alternatives d'approvisionnement pour la population.
En cas de reconnaissance officielle, l'indemnisation publique ne vise pas tous les dégâts. Pour les inondations, les biens assurables relèvent en principe de l'assurance incendie. Le Service régional des calamités intervient principalement pour les biens dits non assurables ou les risques non simples, tels que certains véhicules, installations extérieures, cultures agricoles ou peuplements forestiers.
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