Dans ce nouvel épisode de sa « Vie de DG communale », Carole Spaute s’attaque à une réalité bien connue des directions générales : les journées où chaque demande arrive avec l’étiquette « urgent ». Entre pression politique, risque juridique, imprévus techniques et sollicitations émotionnelles, l’enjeu n’est pas de tout traiter immédiatement, mais de savoir ce qui doit vraiment passer en premier.
Une licorne rose à paillettes peinte sur le mur d’une école, une chaudière qui menace de rendre l’âme, un élu qui a « juste deux minutes », un citoyen mécontent, une délibération sensible à relire avant le Collège… Dans la vie d’un DG, l’urgence prend rarement rendez-vous.
Avec humour, cette chronique rappelle pourtant un point très sérieux : toutes les urgences ne se valent pas. Certaines sont bruyantes, visibles ou politiquement sensibles. D’autres sont beaucoup plus discrètes, mais aussi beaucoup plus dangereuses, notamment lorsqu’un délai légal, une motivation d’acte ou un risque contentieux est en jeu.